Ce matin une fusillade a éclatée a l'université du petrole de bakou.
Plusieurs "terroristes" ont tués une vingtaine d'étudiants.
Arrivé sur les lieux, dificile de comprendre quoi que ce soit, les uns parlent de terroriste Arméniens, les autres d'un Azeri fou, personne ne sait si la prise d'otage est finie ou si le drame se déroule encore.
Un étudiant sort de l'université entre deux policiers, vraisemblablement choqué, il est souriant, et ne semble pas réaliser ce qu'il se passe.
Les rues sont bloquées, acces interdit....
la foule observe un batiment sans trop savoir pourquoi
mais la foule suit la foule, comportement irrationel mélé de crainte et de vice.
Tout le monde s'échange par bluetooth les images sanglantes du matin. Il y en a qui ont pensé a filmer le tout en direct au lieu de chercher a s'enfuir...a quelques metres des barrieres la vie continue, comme si de rien n'était, les bus circulent, et le supermarché ne désemplit pas...
Des amis se rendent a l'hopital, je monte avec eux. Foule immense suspendue au téléphone attendant le verdict des medecins.
Tout à coup, des cris déchirants, ceux d'une mère apprenant la nouvelle.....je reste bloqué, a quelques metres d'elle, ne sachant que faire que dire ni ou aller..
Une famille aux yeux rougis reponds a la télévision locale.
Nous repartons a la mosquée, ou un ami d'une des victimes se trouve.
Le corp vient d'être nettoyé et préparé pour la cérémonie, nous nous rassemblons autour de lui pour une ultime prière, emballé dans un drap blanc, posé sur un tapis ses proches l'entourent une dernière fois.
je repart un peu sonné, une vie s'achève sous mes yeux...